data imageLe 9 mars, j’ai fait une présentation sur l’itinérance adressée aux étudiants du séminaire d’études supérieures de Madame Susan Phillips à l’Université Carleton. Ceci est un cours obligatoire du programme de Master of Philanthropy and Non-Profit Leadership, et l’un des principaux thèmes du programme est que les organisations à but non lucratif sont confrontées à de fortes attentes pour démontrer leur efficacité. Ainsi, les futurs dirigeants du secteur devront être, à cet égard, à la fois informés et compétents.

On m’a demandé de parler du thème ci-dessus en tant que directeur de la recherche et des données à la Calgary Homeless Foundation (CHF). A ce titre, voici 10 choses qu’à mon avis les futurs dirigeants d’organismes à but non lucratif devraient savoir.

  1. En 2008, Calgary est devenue la première ville au Canada à lancer un « plan visant à mettre fin à l’itinérance ». Le plan de Calgary a été basé sur un modèle utilisé dans plus de 300 communautés aux États-Unis. Aujourd’hui, plus d’une douzaine de villes canadiennes ont un tel plan. En outre, depuis 2008, sur une base par habitant, l’itinérance (selon le dernier dénombrement de la population itinérante) a diminué à Calgary de 17%.
  2. Le Homelessness Management Information System (HMIS) de Calgary est peut- être le plus sophistiqué du genre au Canada. Lorsque Calgary a élaboré son plan, il a décidé de développer également un système de gestion de l’information qui, entre autres choses, pourrait l’aider à en suivre les progrès. En effet — comme je l’ai écrit l’automne dernier — beaucoup d’organisations qui s’occupent des sans-abri de Calgary déposent les informations de leurs clients dans une base de données appelée HMIS. Aujourd’hui, tous les programmes à but non lucratif à Calgary qui reçoivent des fonds de la CHF doivent utiliser le HMIS (c’est stipulé dans leur contrat); et certains organismes non- financés par la CHF l’utilisent volontairement pour certains de leurs programmes.
  3. Le développement et la mise en œuvre du système HMIS de Calgary ont été guidés par plusieurs comités communautaires. Pendant plusieurs années, un comité consultatif HMIS — composé d’employés des organismes à but non lucratif et de clients du secteur — se réunissait pour vérifier la préoccupation « big brother » crée par l’introduction du système, et pour y répondre. Les représentants des clients — assurés que la police n’aurait pas accès aux dossiers des clients — faisaient partie du processus de prise de décision. Il y avait aussi (et il y a encore) un groupe d’utilisateurs de HMIS, assisté par le personnel, qui utilise le système; ce groupe se réunit sur une base ad hoc pour discuter de questions plus techniques, telles que la mise à jour du système de base de données, les cycles de rapports, et questions analogues. (Ses réunions étaient plus fréquentes dans les premiers jours du système qu’aujourd’hui). Enfin, maintenant que le système est « en marche » depuis un certain temps, la CHF convoque de petits comités sur une base ad hoc pour mieux se guider dans ses initiatives spécifiques.
  4. Un succès important du HMIS de Calgary a été son apport au système de références aux programmes. Beaucoup (mais pas tous) des sans-abri de Calgary passent par un processus d’admission assuré par le Service Prioritization Decision Assessment Tool (SPDAT). Le SPDAT donne au client « an acuity score » (une note d’acuité), ce qui facilite son entrée dans les programmes de logement financés par la CHF (Les informations recueillies au cours du processus du SPDAT sont déposées dans le HMIS). Dans le cadre des objectifs fixés dans le plan visant à mettre fin à l’itinérance à Calgary, les clients avec la note plus élevée du SPDAT reçoivent souvent prioriorité dans l’attribution des logements financés par CHF. Les comités se réunissent régulièrement afin de recommander les clients qui seront placés dans le nombre limité de logements subventionnés disponibles.[1] Le nom officiel pour l’ensemble de ce processus est Coordinated Access & Assessment (CAA). (Pour en savoir plus sur le système CAA de Calgary, voir ce chapitre de livre récent de Jerilyn Dressler.)
  5. Certains organismes sans but lucratif ont été heureux de partager leurs données avec la CHF, ce qui n’était pas le cas pour d’autres. Dans mon expérience, avant qu’un organisme à but non lucratif consente à partager ses données volontairement avec la CHF, il tient à savoir pour quoi exactement les données seront utilisées et de quelle façon il pourra bénéficier du partage. Jusqu’ à ce que l’organisme voie comment le partage des données pourra bénéficier son organisation et sa clientèle, il est réticent à partager (à moins qu’il soit conseillé de le faire par son bailleur de fonds). Les organisations telles que la CHF doivent établir confiance avec d’autres organismes sans but lucratif et démontrer comment le partage de données peut être mutuellement bénéfique — plutôt que considérer la réception de données comme un droit.
  6. Chaque année la CHF décaisse des fonds à des organismes à but non lucratif basés à Calgary; pour surveiller résultats et impact, il les compare par rapport aux indicateurs clefs de performance (ICP). Différents programmes ont des objectifs différents—par exemple, les indicateurs développés pour certains programmes mettent l’accent sur l’efficacité de ces programmes dans la création de situations de logement stables pour leurs locataires. En utilisant les indicateurs, le personnel de la CHF, dans le suivi des progrès de chaque organisme financé, en utilisant les indicateurs, est en mesure de suivre les progrès grâce au système de base de données HMIS. La CHF prend ensuite des décisions annuelles de financement fondées en partie sur la performance de chaque programme financé par rapport aux indicateurs.
  7. Le système HMIS de Calgary offre un soutien inestimable au système d’évaluation susmentionné. En effet, cela a été l’un des grands succès du système HMIS de Calgary. C’est à travers le système HMIS que les données de « performance du programme » sont recueillies pour les programmes financés par le CHF.
  8. Un inconvénient des données HMIS est que la plupart de ses données sur les clients est basée sur l’auto-déclaration. Toutefois, il convient de noter que l’information auto-déclarée est recueillie par un gestionnaire de cas expérimenté au cours d’une entrevue en personne. De plus, au Canada, de nombreuses sources de données bien respectées sont également basées sur l’auto-déclaration—celles-ci comprennent l’Enquête sur la population active et le recensement. À l’avenir, les chercheurs de la CHF aimeraient comparer des données du HMIS auto-déclarées avec les données administratives des systèmes de santé et des systèmes de justice, afin de comparer les informations sur le même individu. (Un tel exercice de recherche exigerait évidemment le consentement du client, ainsi que la coopération des autorités de la santé et de la justice.)
  9. Le principal succès du Plan to End Homelessness à Calgary a été, à mon avis, la galvanization de l’attention publique et l’arrêt de la hausse de l’itinérance. Lorsque le plan original a été développé en 2008, Calgary avait connu une augmentation de 650% des sans-abri en seulement 10 ans. Et, comme il est indiqué ci-dessus, Calgary a connu, depuis la création du plan initial, une baisse de 17% des sans-abri par habitant. Personnellement, je considère ceci un accomplissement très impressionnant; en effet, il y a peu de doute dans mon esprit que c’est en grande partie grâce à ce plan que nombre de gens sont encore vivants. Rétrospectivement, éliminer l’itinérance avant 2018 (tel était l’objectif des cráteurs du plan) était un objectif très ambitieux.
  10. Mon principal conseil aux dirigeants des organismes sans but lucratif est d’être humble avec les données. Par cela, je veux dire qu’ils ne devraient pas essayer de ‘sur’interpreter les données. L’honnêteté et la prudence veulent qu’on reconnaisse les limites et de ses données et de l’analyse statistique qu’on entreprend en utilisant ces données. On doit également être franc quant aux hypothèses qu’on fait dans les projections à long terme. En cas de doute, on doit demander conseil à des chercheurs plus expérimentés. Bien qu’il puisse être tentant d’exagérer parfois ses connaissances et son aptitude à faire des prévisions, il faut se rappeler que cela va retourner sur son auteur, ou — comment dissent les Anglais — “ chickens eventually come home to roost ”. Et, cela dit, je rappelle aux lecteurs du blog ce que le regretté John Kenneth Galbraith a dit à propos des prévisions économiques: «Il y a deux sortes de prévisionnistes: ceux qui ne savent pas, et ceux qui ne savent pas qu’ils ne savent pas.”

[1] Malgré son utilisation sophistiquée des données, Calgary a encore beaucoup plus de sans-abri qu’elle a unités de logement subventionné disponibles. Ainsi, à cause du manque de logements abordables, des personnes sans domicile attendent parfois des années avant de recevoir un logement; d’autres meurent avant. C’est une grande raison pour laquelle la CHF souscrit à cette récente déclaration; elle continue de faire pression sur tous les niveaux de gouvernement pour plus de fonds.

*Ce blog a été initialement publié sur le site de CHF

Université York; Observatoire canadien sur l'itinérance/Rond-Point de l'itinérance
Avril 04, 2016

Cette question nous parvient de Ashley L. par l'intermédiaire du dernier sondage sur notre site web.

D'après notre dernier rapport, parmi les plus de 235 000 Canadiens qui connaissent l'itinérance au courant d'une année, environ 5 000 ne sont pas hébergés (vivant dans la rue). On se demande, alors qu'il y a tant de services à leur disposition, pourquoi certaines personnes itinérantes choisiraient de rester sans abri?

Les raisons de l'itinérance des individus sont multiples et compliquées. Avec les facteurs individuels/relationnels, les facteurs structuraux et les échecs du système, l'itinérance n'est généralement pas un choix – malgré que bon nombre de gens pensent que c'est le cas. Lorsque l'on pense à l'itinérance en tant que choix, il est important de reconnaître quelles autres options s'offrent aux individus, et quelles ont été leurs expériences. Si l'itinérance est une option et ne relève pas de la nécessité, quelles sont les autres options qui s'offrent?

James from Money Changes You Il est aussi important de reconnaître que certaines personnes se sentent moins en sécurité lorsqu'elles sont logées que lorsqu'elles sont sans abri. Certains ont peut-être connu la violence et/ou la violence sexuelle dans leur domicile et ont grandi en se sentant piégés. Certains ont perdu leur emploi et vivent dans la pauvreté depuis longtemps – sans système de soutien solide et une un manque de logements abordables, un individu peut devenir sans abri en raison d'un seul épisode de chômage. Certains vivent la violence et le conflit et n'ont nulle part où aller. Pour d'autres, être sans abri leur donne un sentiment de liberté. James (dans la photo à droite), un participant qui vit l'itinérance dans le film Money Changes You , a affirmé :

«Je préfère retourner à la rue parce que je comprends mieux la rue que la vie à l'intérieur. En vivant à l'extérieur, on est entièrement libre. On est indépendant et la vie est ce qu'on en fait, de jour en jour, tout seul, et c'est plus honnête et honorable. Une fois qu'on vit à l'intérieur, on commence à avoir tous les syndromes de la société industrielle moderne. En vivant à l'intérieur, on devient tout de suite plus faible.»

Un autre facteur est l’état médiocre des refuges d’urgence, la réponse la plus courante à l’itinérance en Amérique du Nord. De nombreux refuges sont surpeuplés et manquent de personnel. Comme nous l’a dit Lauren Gostick, une travailleuse sociale de première ligne dans le numéro de janvier de NOW :

«De façon générale, le système des refuges est vieux et défaillant. On vous balance dans un grand groupe de personnes qui sont tous dans un état immédiat de crise aigüe. Une personne peut avoir des problèmes de santé mentale extrêmes, une autre peut être affligée de problèmes de toxicomanie, et une autre peut fumer du crack dans le lit juste à côté du vôtre. C’est la loi du plus fort qui règne.»

En d’autres termes, pour les personnes qui sont touchées de maladies mentales et/ou qui ont des toxicomanies, les refuges peuvent être un environnement encore moins favorable que la rue. Souvent, les refuges n’offrent pas les services requis et ne sont pas équipés pour répondre aux besoins des personnes plus âgées, les personnes handicapées et les personnes marginalisées. Par exemple, les jeunes LGTBTQ2 sont surreprésentés dans la population des sans-abri, car bon nombre d’entre eux fuient des familles qui ne les acceptent pas. Lorsqu’ils sont à la recherche d’un refuge, on estime qu’on refuse l’accès à un jeune transgenre sur 3 .

Quelles que soient les autres «options» que vivent les personnes sans abri, rester sans logement n’est certainement pas le choix idéal – c’est un choix qu’ils estiment qu’ils doivent faire parce que c’est la meilleure option pour eux à ce moment-là. Selon Christine Schanes : «… un choix parmi deux ou plusieurs options n’est une option réelle que lorsque les conséquences des choix sont égales ou presque égales. Le choix entre vivre dans un logement ou vivre dans la rue est un choix inégal car ses conséquences sont inégales.»

Ce billet fait partie de notre série «Demandez au Rond-point». Avez-vous une question reliée à l'itinérance? Envoyez-nous un courriel à thehub@edu.yorku.ca et nous vous donnerons une réponse basée sur les recherches.

Photo de Money Changes You

Université York; Observatoire canadien sur l'itinérance/Rond-Point de l'itinérance
Mars 16, 2016
Catégories: Ask the Hub

Avoir un animal de compagnie présente de nombreux avantages, dont une meilleure santé physique et mentale comme le montre l’étude de J. Sherpell . D’ailleurs, beaucoup en Amérique du nord traitent leur animal familier comme un membre de la famille – certains vont jusqu’à dire qu’une maison sans animal familier n’est pas un foyer. (Avec mes deux chats et mon chien je fais partie de ce groupe.)

Les personnes sans abri sont pareilles et bon nombre d’entre elles ont un animal familier. Selon des communications citées dans la thèse de Michelle Lem, Effects of Pet Ownership on Street-Involved Youth in Ontario , une étude sur les adultes à logement précaire à Toronto, Ottawa et Vancouver montre que 11,5 % des participants ont un animal familier; de même une étude de 2009 sur la criminalisation indique que sur un échantillon de jeunes sans abri à Toronto, 12,8 % ont un animal familier. D’après Rhoades, Winetrobe et Rice , ce pourcentage pourrait atteindre 25 % aux États-Unis.

Beaucoup ne peuvent se résoudre à abandonner l’animal adopté quand ils étaient logés. Il ne faut pas oublier que dans la plupart des cas, l’itinérance est de courte durée au Canada. D’autres adoptent un animal quand ils sont déjà sans abri. Dans tous les cas, les sans-abri gardent en général leur animal car ils ne peuvent pas imaginer vivre sans lui. Comme l’explique Andrew Johnston à propos de sa chienne Smokey dans un article du Toronto Star sur les chiens et les sans-abri : «c’est tout ce que j’ai au monde en dehors de ma vie, et ma vie s’arrange pas… je suis là pour elle et elle est là pour moi.»

Bien qu’il y ait peu de recherches dans ce domaine, les études existantes soulignent les raisons pour lesquelles les sans-abri ont des animaux familiers.

Affection et compagnie

Les animaux de compagnie, comme l’explorent Paws for Thought et une étude faite au R.-U. , sont souvent plus que des animaux familiers. Pour beaucoup, et plus particulièrement pour les sans-abri dont les réseaux sociaux sont souvent réduits à l’extrême, l’animal leur apporte affection et compagnie. Dans une étude menée auprès d’adultes sans abri en Californie , 74 % des personnes ayant un animal déclarent que ce dernier est leur seule source d’affection et de compagnie.

De la même manière, dans une étude sur les femmes sans abri vivant dans des refuges de 6 villes canadiennes menée par Labrecque et Walsh, près de la moitié des participantes mentionnent le besoin d’affection comme raison de posséder un animal familier. Elles citent aussi comme raisons importantes : l’acceptation inconditionnelle due au fait que les animaux ne les jugent pas (39 %) et le fait qu’ils sont une source de réconfort (51 %). Parmi ces femmes, 82 % parlent du sentiment de perte ressenti quand elle doivent abandonner leur animal pour pouvoir rester dans un refuge.

Les études menées auprès de jeunes sans-abri montrent l’importance de l’affection et de la compagnie. Dans une étude par Harmony, Winetrobe et Rice menée auprès de 398 jeunes sans-abri de Los Angeles, 23 % des participants disent avoir un animal familier, un chien pour plus de la moitié. L’affection et la compagnie sont les thèmes communs, 84,5 % déclarent : «mon animal me tient compagnie» et 79,3 % «mon animal me fait sentir aimé». L’affection est à deux sens, même avec les animaux : 70,7 % disent : «avec mon animal, j’ai quelqu’un à aimer.»

Dans sa thèse, Michelle Lem note : «Un attachement universellement élevé à un animal chez cette population unique de propriétaire d’animaux [les jeunes sans-abri], cela permet aux jeunes d’avoir non seulement un soutien affectif et social mais aussi de vivre les conséquences affectives causées par la perte d’un animal.» Elle observe aussi que les jeunes qui ont un animal se plaignent moins de dépression.

Sans-abri dans la rue avec un chien
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Détermination, responsabilité et responsabilisation

Avoir un animal s’accompagne de lourdes responsabilités et les sans-abri le savent. Dans l’étude de Labrecque et Walsh, 28 % des femmes sans abri le mentionnent pendant les entrevues.

La détermination, la responsabilité et la responsabilisation résultant de la compagnie d’un animal peuvent aider les personnes sans abri à changer leur vie. L’une des études les plus convaincantes sur ce sujet est celle de Leslie Irvine, Animals as Lifechangers and Lifesavers: Pets in the Redemption Narratives of Homeless People. Elle a interrogé des sans-abri de Boulder, CO et de San Francisco, CA, qui fréquentent les cliniques vétérinaires de rue et les a fait parler de leurs animaux. Les récits ainsi obtenus sont très émouvants.

Plusieurs disent que leur animal les aide à gérer leurs dépendances. Tommy a adopté Monty, un chien errant, à sa sortie de prison. Il avait arrêté par force de consommer de l’alcool et des drogues, il explique que Monty l’aide à rester sobre. Donna raconte une histoire semblable au sujet d’Athena, la chienne qu’elle a adoptée, à laquelle elle attribue sa sobriété.

Dans de nombreux récits, l’affection, la compagnie et la responsabilité sont les raisons principales pour lesquelles les personnes sans abri gardent leur animal. Denise a parlé à Irvine de son chat Ivy, qui vivait à l’époque avec elle dans son auto. «Elle est la raison pour laquelle je continue, parce que je me suis engagée à m’occuper d’elle quand je l’ai adoptée. Elle a besoin de moi et moi d’elle. Elle est ma seule source d’affection et de compagnie quotidienne.»

Malgré toutes ces raisons, avoir un animal quand on est sans abri pose des défis.

Les défis d’avoir un animal familier quand on est sans abri

Logement

Avoir un animal empêche souvent les personnes de rester dans un refuge. À Toronto, qui a la plus grosse population de sans-abri, un seul refuge accueille les chiens et les chats : Bethlehem United Shelter administré par Fred Victor .

Dans sa thèse, Lem n’a trouvé que six refuges qui acceptent les animaux mais indique qu’il pourrait y en avoir plus : «étant donné que certains peuvent ne pas promouvoir le fait qu’ils acceptent les animaux, et qu’il n’y a pas de liste exhaustive des agences acceptant les animaux, il est difficile d’évaluer l’accessibilité de ces services.»

Par conséquent, de nombreux sans-abri doivent prendre une décision difficile : rester dans la rue avec leur animal ou l’abandonner pour aller dans un refuge. Il est évident que la mise en place de refuges acceptant les animaux soulagerait le sentiment de perte découlant de l’abandon de leur animal, aiderait les gens à quitter la rue et éviterait d’envoyer des animaux dans des refuges pour animaux déjà surpeuplés.

Coûts de la nourriture et des soins

Entre l’achat de nourriture et les soins vétérinaires, avoir un animal est dispendieux. Dans l'étude menée par Aline Kidd et Robert M. Kidd auprès de 105 adultes sans abri , 55 % des participants disent que les soins vétérinaires sont un problème et 44 % fréquentent une clinique gratuite. Bien qu’elles existent sporadiquement et ne soient pas toujours accessibles, les cliniques de rue mises en place par des groupes comme Community Veterinary Outreach jouent un rôle important dans la santé des animaux dont les propriétaires sont sans abri, vivent dans des logements précaires ou ont des revenus faibles.

Cette même étude souligne que nourrir l’animal est un problème. En effet 58 % admettent que nourrir leur animal est souvent difficile mais qu’ils trouvent le moyen de le faire : 9 d’entre eux partagent leur nourriture avec leur animal ou l’utilisent comme complément pour leur animal; et 12 disent qu’ils commencent toujours par nourrir leur animal.

Pour d’autres sans-abri, trouver de quoi nourrir leur animal n’est pas aussi problématique. Dans l’étude de Irvine, Welsh et Kahl, Confrontations and Donations: Encounters Between Homeless Pet Owners and the Public , de nombreux participants indiquent qu’ils incorporent la nourriture de leur animal dans leur budget. La nourriture est aussi souvent donnée par des passants, des animaleries et des organismes de protection des animaux.

Redéfinir le «bon» propriétaire d’animal

En plus de ces défis, les sans-abri qui ont un animal font face à beaucoup de préjugés. Comme le signalent Irvine, Walsh et Kahl, les sans-abri font souvent l’objet de critiques et d’attaques parce qu’ils ont des animaux. Des inconnus offrent d’acheter leur animal ou menacent d’appeler une organisation de contrôle des animaux. Par conséquent, les sans-abri avec animaux «redéfinissent constamment le fait d’avoir un animal en y incorporant la manière dont ils en prennent soin, et en remettant en question les définitions qui requièrent un domicile physique.»

James, un participant de Boulder, fait remarquer que les propriétaires d’animaux logés ne sont pas soumis aux mêmes critiques que les sans-abri :

«Certaines personnes ne devraient pas avoir d’animaux, je suis entièrement d’accord qu’il y a des gens dans la rue… incapables de prendre soin de leur animal… mais c’est la même chose pour ceux qui ont une maison et un emploi. Vous n’avez pas de temps à passer avec votre animal parce que vous êtes trop occupé à travailler pour garder votre maison et payer votre auto, et vous négligez votre chien qui ne vous voit pas, et quand vous rentrez chez vous, vous voulez juste manger et dormir, ça revient à maltraiter votre chien.»

Kaz, un autre participant de San Francisco, redéfinit la possession d’un animal en expliquant aux chercheurs combien de temps il passe avec ses chiens :

«On me dit que je ne peux pas prendre soin d’un chien dans la rue, et je leur réponds qu’ils sont fous, parce que moi je passe 24 heures sur 24 avec mes chiens. Ils ne me quittent jamais. Je leur donne plein d’eau, plein de nourriture. Je m’occupe beaucoup d’eux. Ils ont mon attention 24 heures sur 24. Je les emmène au parc. Ils peuvent courir et s’amuser. Ils découvrent des choses nouvelles tous les jours et explorent parce que c’est ce que font les chiens.»

Les personnes sans abri ont un animal pour les mêmes raisons que les autres, l’animal donne un sens à leur vie, les aime et leur tient compagnie. Dans beaucoup de cas, les sans-abri s’occupent plutôt bien de leur animal familier.

Cette publication fait partie de notre série de blogues «Demandez au Rond-point». Vous avez une question en rapport avec l'itinérance et vous voudriez une réponse? Envoyez-nous un courriel à thehub@edu.yorku.ca et nous vous donnerons une réponse basée sur la recherche.

Photo : mattwi1s0n on Flickr

Février 18, 2016

Le 1er février, j’ai fait une présentation sur l’itinérance adressée aux étudiants du séminaire d’études supérieures de monsieur Steve Pomeroy à la School of Public Policy and Administration à l’Université Carleton. Le thème de ma présentation a été l’émergence de l’itinérance au Canada en tant que domaine politique publique pressant dans les années 1980. J’ai discuté la croissance de l’itinérance, les réponses politiques et le plaidoyer. Mes diapositives de la présentation peuvent être téléchargées ici.

J’ai commencé à travailler dans le secteur de l’itinérance en 1998 quand j’ai commencé à travailler dans un refuge d’urgence pour les sans-abri. J’ai passé 10 ans à faire le travail auprès des personnes sans abri à Toronto. (J’ ai également écrit un rapport sur l’itinérance à Toronto en 2009.)

Je m’excuse pour la nature quelque peu Toronto-centrique du présent blog. Puisque beaucoup de mon expérience dans le secteur de l’itinérance a eu lieu à Toronto, ce blog va, sans aucun doute, omettre d’importants développements qui ont eu lieu dans d’autres parties du Canada.

Voici 10 choses à savoir:

1. Entre 1980 et 2000, le nombre de personnes qui dormaient dans les refuges d’urgence pour les sans-abri à Toronto sur une base quotidienne a augmenté de 300%. Je pense que ce phénomène a contribué à la croissance des ressources publiques dans l’itinérance.

2. Je pense que six facteurs principaux peuvent être identifiés comme ayant conduit à cette augmentation de l’itinérance. Au cours de la période à l’étude: 1) il y a eu deux récessions profondes qui ont conduit à des niveaux de chômage très élevés partout au Canada; 2) le pourcentage de Canadiens sans emploi qui étaient admissibles aux prestations d’assurance-chômage a chuté de manière significative; 3) plusieurs provinces canadiennes ont réduit la générosité de leurs programmes d’aide sociale; 4) les contracteurs à but lucratif ont pratiquement cessé de construire des logements locatifs; 5) les niveaux supérieurs de gouvernement ont cessé de consacrer des fonds importants à la création de nouvelles unités de logement abordable; et 6) le taux d’inoccupation ont chuté à des niveaux très bas. Je dirais que l’ensemble de ces facteurs a créé la « tempête parfaite » pour la hausse de l’itinérance.

3. Comme l’itinérance a commencé à croître à Toronto, des logements supervisés sont devenus une réponse de programme populaire. Par «logements supervisés, » je veux dire subventionnés par le gouvernement, des logements permanents pour les personnes à faible revenu, combinés avec le soutien de travail social pour aider le locataire à maintenir sa location. (Pour en savoir plus sur les logements supervisés, voir ce rapport.) Dans de nombreux cas, la personne sans abri qui recevait le logement n’a pas eu à prouver sa « volonté de logement » afin de recevoir l’appartement.

4. À partir de 2005, il y a eu beaucoup de discussions au Canada à propos de ce qu’on appelle « logement d’abord. » Aux fins du présent blog, je définis le logement d’abord comme la pratique consistant à fournir une personne sans abri avec un accès immédiat à un logement permanent (plutôt que d’exiger que la personne, avant de le recevoir, se prouve « prête pour le logement » ). Je dirais que, au moins, à Toronto, le logement d’abord a commencé dans les années 1980 avec l’introduction de logements supervisés. Cela dit, je pense que le début de Streets to Homes (programme de logement d’abord torontois ) en 2005 a encouragé les fonctionnaires et les politiciens à travers le Canada à être plus disposés qu’auparavant à fournir un logement permanent aux personnes sans abri, sans exiger la « préparation à l’habitation. »

5. L’utilisation du terme « logement d’abord » est source de confusion. Je pense que c’est parce que, par définition, il se réfère à la méthode par laquelle les administrateurs du programme déterminent quand une personne sans abri devrait recevoir un logement permanent. Pourtant, parce qu’ il fait appel à des personnes à gauche et à droite de l’échiquier politique, il est devenu un slogan populaire. Par exemple, le terme apparaît 118 fois dans la directive 2014-2019 du gouvernement fédéral pour la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance. Je soupçonne que le gouvernement fédéral a fait cela principalement en raison de la popularité du terme.

6. Le même département fédéral qui, en un seul document, mentionne le logement d’abord 118 fois administre également, pour les sans-abri, le financement fédéral qui vaut aujourd’hui seulement 35% de ses niveaux de 1999. En décembre, j’ai écrit que le financement fédéral annuel pour les sans-abri vaut aujourd’hui beaucoup moins que ce qu’il était en 1999. En effet, j’ai écrit que, pour restaurer ce financement à des niveaux de 1999, le gouvernement fédéral devrait accroître son financement annuel pour la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance à partir de $119 millions à $343 millions.

7. À partir d’environ 2005, il y eu un changement dans la composition du groupe dominant engagé dans le débat public sur l’itinérance au Canada. Je pense que beaucoup de gens qui avaient déjà été défenseurs des sans-abri à l’échelle nationale ont commencé à « manquer de gaz » (et des ressources). Pendant ce temps, une nouvelle culture d’avocats a commencé à émerger. Soudain, les défenseurs sont devenus plus ardents — plus «verre à moitié plein» — que leurs prédécesseurs. Un implicite argument clé de ces ardents défenseurs était que les ressources publiques pour les sans-abri avaient été mal gérées dans le passé et que, si elles étaient mieux gérées, nous pourrions voir d’importantes réductions de l’itinérance ( peut-être sans beaucoup plus de dépenses publiques ). Je connais les acteurs clés — dans les deux champs : post-2005 et pré-2005 — et j’ ai une grande admiration pour leur ténacité et leur intégrité. Je pense aussi que chaque approche a ses avantages.

8. Je pense que l’avantage de l’ approche pré-2005 — « verre à moitié vide » — était son honnêteté brutale. Une discussion significative et honnête au sujet de l’itinérance doit inclure un fort accent sur le taux de mortalité élevé chez les personnes sans domicile; et on peut toujours compter sur les défenseurs pré-2005 pour soulever cet aspect de la question. En outre, l’appel du Toronto Disaster Relief Committee aux niveaux supérieurs de gouvernement de doubler les dépenses annuelles sur le logement abordable, a été, à mon avis, une bonne politique publique.

9. Je pense que l’avantage de l’approche « verre à moitié plein » post-2005 est qu’elle se présente souvent comme non menaçante envers les politiciens et les fonctionnaires. Les adeptes de cette approche, je trouve, aiment publiquement applaudir les annonces et les objectifs à long terme qui ont le potentiel de réduire l’itinérance, même lorsque de tels mouvements ne sont pas accompagnés par un nouveau financement. En effet, des mouvements incrémentaux par le gouvernement sont publiquement applaudis. Le succès du « logement d’abord » est souvent offert comme preuve que les méthodes de répondre à l’itinérance se sont effectivement améliorées. au fil des ans. Une organisation qui incarne cette approche « verre à moitié plein » est, je dirais, l’alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance.

10. Il n’y a aucune raison intrinsèque pour laquelle les deux approches ne peuvent pas coexister et se compléter mutuellement. Je pense que les avocats « verre à moitié vide » peuvent créer de l’espace pour les défenseurs « verre à moitié plein. »

Université York; Observatoire canadien sur l'itinérance/Rond-Point de l'itinérance
Février 01, 2016
Onglets: santé

Cette question nous parvient de Sara par l'intermédiaire du dernier sondage sur notre site web.

Au cours des dix dernières années, beaucoup de recherches ont été dédiées à l'exploration de la relation entre la santé et l'itinérance . Cette relation va dans les deux sens : la pauvreté et/ou l'itinérance peuvent entraîner des problèmes de santé, et les problèmes de santé peuvent entraîner la pauvreté et l'itinérance. Les personnes qui vivent l'itinérance sont sujettes aux mêmes problèmes que les personnes qui ne la vivent pas, mais leurs conditions de vie les empêchent de traiter ces problèmes et d'y faire face de manière efficace.

Dans une étude , plus de 8 personnes sur 10 (85 %) vivant l'itinérance ont signalé qu'elles souffraient d'une maladie chronique. Ce ne sont pas juste les personnes de la rue qui sont affectées : une étude à long terme menée dans plusieurs villes canadiennes a déterminé que lorsqu'on est hébergé de façon précaire, la santé en souffre.

Malgré qu'il n'y ait pas de statistiques concrètes sur la santé des populations itinérantes du Canada, nous savons que certaines maladies sont plus communes chez les sans-abri que chez le reste de la population. L'article du Dr Stephen W. Hwang, Homelessness and health , présente un aperçu détaillé de celles-ci, et je ne ferai ici qu'un un résumé des dix maladies les plus communes :

Questions de santé physique ─ les personnes qui sont mal logées font face aux mêmes problèmes graves de santé et aux mêmes dangers d'agression que les personnes sans abri. 1. Mortalité et blessures involontaires (hématomes, coupures, brûlures, etc.)

Les personnes qui connaissent l'itinérance courent des risques de décès considérablement plus élevés. Dans notre section sur la mortalité : «Les blessures accidentelles sont une cause principale de morbidité et de mortalité, surtout chez les hommes. Les blessures sont souvent causées par des chutes ou des accidents impliquant un véhicule. Les décès causés par une surdose accidentelle de drogues ou d’alcool sont aussi courants. L’exposition aux éléments présente un grand risque. Par temps froid, le risque de gelures et d’hypothermie est élevé et les décès causés par le grand froid ne sont pas inconnus. Par temps chaud les sans-abri sont exposés aux coups de soleil graves et aux coups de chaleur.» Les suicides sont également courants chez les sans-abri.

La violence est un autre facteur de mortalité et de blessures. Une étude effectuée à Toronto a constaté que durant l'année écoulée, 40 % des personnes qui étaient sans abri avaient été agressées et 20 % des femmes sans abri avaient été violées. Une autre étude dans la même ville a révélé que les hommes sans abri étaient environ neuf fois plus susceptibles d'être assassinés que les hommes logés.

Les conditions difficiles de l'itinérance entraînent souvent des blessures graves ou le décès. En janvier dernier , un homme sans abri est mort dans un incendie dans son refuge de fortune dans lequel il essayait de se tenir au chaud.

2. Troubles musculo-squelettiques et douleurs chroniques

Les troubles qui affectent les articulations, les ligaments et les tendons (comme l'arthrite) sont communs parmi les gens qui connaissent l'itinérance. Un étude sur la gestion des douleurs chroniques parmi les sans-abri a révélé que le traitement est un défi en raison des conditions de vie stressantes dans la rue ou dans les refuges, l'incapacité de pouvoir se permettre des médicaments sur ordonnance, et des conditions pitoyables pour dormir. Certains refusent d'aller voir un médecin pour leurs douleurs en raison de la façon dont ils ont été traités auparavant, et certains utilisent de la drogue ou de l'alcool pour gérer la douleur car leurs antécédents de rendez-vous manqués ou leur utilisation de drogues font que les docteurs ne sont pas capables de leur prescrire des médicaments en vente libre. Par conséquent, la douleur chronique n'est souvent pas traitée chez les sans-abri.

3. Faim et alimentation

Dans un pays développé comme le Canada, il est difficile de reconnaître que la faim est un problème. Cependant, selon la Ontario Association of Food Banks , en 2014, le nombre de ménages en Ontario qui ont visité une banque alimentaire a augmenté de 20 %. Une mauvaise nutrition peut contribuer à une multitude de maladies chroniques à long terme, et à des problèmes tels la fatigue et la faiblesse à court terme.

4. Problèmes de peau et de pieds

Les personnes qui connaissent l'itinérance sont souvent à l'extérieur pendant de longues périodes, souvent dans des chaussures qui ne leur vont pas et des bas troués. Tel que le fait remarquer le docteur Hwang : «Des problèmes de pieds tels l'onychomycose, le tinea pedis, les callosités et le pied d'immersion sont généralement dus à des chaussures inadéquates, une exposition prolongée à l'humidité, de longues périodes de marche ou en position debout, et des traumatismes mineurs et répétés.»

De plus, d'après les recherches du docteur Hwang : «Les personnes qui vivent à la rue sont particulièrement vulnérables aux maladies de la peau, telles la cellulite, l'impétigo, la stase veineuse, la gale et les poux.» Étant donné qu'il leur est difficile de se doucher souvent et de maintenir de bonnes pratiques d'hygiène, leurs conditions existantes sont souvent exacerbées.

5. Maladies infectieuses

Les personnes itinérantes sont vulnérables aux Les personnes itinérantes sont vulnérables aux telles l'hépatite A, B et C, la tuberculose et le VIH/sida en raison de systèmes immunitaires compromis, une alimentation et hygiène médiocres et la fréquentation de refuges surpeuplés.

De plus, certaines des activités des sans-abri, comme le sexe de survie et la consommation de drogues par injection augmente également le risque de propagation des maladies. Tout cela, combiné aux nombreux obstacles auxquels les sans-abri doivent faire face afin d'obtenir un traitement, fait qu'il est leur est difficile d'éviter les maladies infectieuses.

6. Problèmes dentaires

Des périodes prolongées d'itinérance ont souvent un impact néfaste sur la santé bucco-dentaire . Comme nous le dit Bruce B. Wallace , cela est dû au fait «qu'au Canada, les soins dentaires ne sont pas basés sur les besoins, mais sur la capacité de payer pour les soins.» L'incapacité d'avoir accès aux soins préventifs et restauratifs, combinée à une mauvaise hygiène, entraîne souvent la carie dentaire et d'autres problèmes de santé buccale.

7. Maladies respiratoires

La maladie pulmonaire obstructive chronique, l'emphysème, la bronchite et autres formes de maladies pulmonaires sont également communes parmi le personnes itinérantes.

8. Maladies et troubles chroniques

De nombreuses maladies et troubles chroniques, tels l'hypertension et le diabète, sont communs parmi les sans-abri.

L'itinérance a également été associée aux convulsions. Dans une étude de 2006 49,3 % de l'échantillon avait reçu le diagnostic d'épilepsie et 40,7 % le diagnostic de convulsions associées à l'alcool. Dans un groupe antérieur, d'autres facteurs tels le manque de sommeil, l'anxiété et le stress contribuaient également aux convulsions.

9. Soins sexuels et reproductifs

Ce domaine de la santé fait l'objet d'une base de recherche croissante , surtout parmi les jeunes qui sont les plus à risque. Les jeunes qui sont sans abri ont tendance à avoir davantage de partenaires sexuels et à un plus jeune âge, ce qui les rend plus à risque de contracter des maladies transmissibles sexuellement. Lorsqu'on est sans abri, les conditions de reproduction telles la grossesse sont encore plus stressantes, en raison d'une santé déjà compromise et du manque d'un de système de soutien.

10. Problèmes de santé mentale

Une grande partie de la population itinérante souffre de problèmes de santé mentale graves. Dans notre section sur la santé mentale : «En général, 30 à 35 pour cent des sans-abri, et spécifiquement jusqu'à 75 pour cent des femmes sans abri, ont reçu un diagnostic de maladie mentale. Entre 20 et 25 % des personnes sans abri souffrent de troubles concomitants (maladies mentales graves et toxicomanies). Les personnes touchées de maladies mentales graves sont surreprésentées dans la population des sans-abri, car elles quittent souvent les hôpitaux et les prisons sans recevoir les soutiens communautaires appropriés.»

Les taux de dépression sont plus élevés chez les sans-abri et «entre 22 et 46 % ont tenté de se suicider et jusqu'à 61 % ont des pensées suicidaires.»

Vous pouvez en apprendre davantage sur ces sujets et sur d'autres sujets relativement aux problèmes de santé des sans-abri dans < a href="http://www.homelesshub.ca/about-homelessness/topics/health">notre section sur la santé et sur notre blogue .

Ce billet fait partie de notre série «Demandez au Rond-point». Avez-vous une question reliée à l'itinérance? Envoyez-nous un courriel à thehub@edu.yorku.ca et nous vous donnerons une réponse basée sur les recherches.


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Les analyses et interprétations publiées dans le blogue sont celles des contributeurs individuels et ne représentent pas nécessairement les opinions de l'Observatoire canadien sur l'itinérance.