Criminilisation des sans-abri

Criminilisation des sans-abri

Au Canada, les changements de politiques gouvernementales qui réduisent les droits des personnes sans abri ont entraîné la criminalisation de l'itinérance. Les activités des sans-abri, y compris les stratégies de subsistance comme la mendicité et le «squeegisme» « squeegee sont considérées pénales criminelles, tout comme leur présence dans des lieux publics et privés à caractère public et semi-publics. Les lois, les politiques gouvernementales et la logique du gouvernement sont souvent responsables en partie de la marginalisation des individus vulnérables au nom de la sécurité publique. Le système judiciaire tend à exclure de plus en plus les sans-abri. Il limite leur citoyenneté et leur liberté d'expression, il diabolise les enfants des rues, il criminalise la mendicité et le squeegee «squeegisme» et il limite leur accès aux lieux publics.

Les organismes avancent que la pénurie de services de santé mentale locaux et leur manque de subventions ont aggravé l'augmentation de la criminalisation de personnes souffrant de maladies mentales. Étant donné que les services de santé mentale communautaires ont de petits budgets de base, les personnes souffrant de maladies mentales et leurs familles ne bénéficient pas des services communautaires dont ils ont besoin. De ce fait, les pressions imposées sur la police, les hôpitaux et autres services d'urgence sont en augmentation. Bien qu'on prévoit une évaluation spécialisée, le traitement et la réinsertion des délinquants souffrant de troubles mentaux dans la société, ces services sont gênés par un manque chronique de ressources.

Les services de police, les tribunaux et les organismes correctionnels ne sont pas équipés pour s'occuper des personnes pauvres et sans abri. Ces services ne peuvent pas remplacer les services sociaux et de santé. Les officiers de police ne sont pas formés correctement pour traiter les problèmes complexes des sans-abri et des individus souffrant de maladies mentales par exemple. Leurs pouvoirs dans le cadre des lois provinciales sur la santé mentale sont limités. Pourtant, dans de nombreuses communautés, la police doit jouer le rôle du travailleur en santé mentale. La reconnaissance des liens entre les maladies mentales, l'itinérance et le système juridique constitue le premier pas nécessaire au développement d'un plan d'action qui traite adéquatement de ce problème social croissant.