Habitudes de consommation de substances

Habitudes de consommation de substances

La consommation de substances consiste en une séquence basée sur la fréquence, l’intensité et le degré d’accoutumance. Certaines substances, comme l’alcool, ont des avantages reconnus pour la santé quand elles sont utilisées avec modération mais peuvent être très dangereuses quand la consommation est importante (même à l’occasion) ou quand la consommation devient abusive accoutumant. La transition de la consommation considérée “normale” ou à “faible risque”, à une consommation qui peut être problématique peut être lente et graduelle, et elle n’est pas inévitable. Par contre, la consommation problématique de substances peut être déclenchée plus rapidement comme une consommation abusive d’alcool après la fin d’une relation, ou une dépendance accrue aux médicaments antidouleur à la suite d’un accident. La dépendance, le niveau le plus grave de consommation de substances, est un trouble identifié par la perte de contrôle sur la consommation, par le fait que la consommation devient la principale préoccupation de la personne et par et l’utilisation continue malgré les conséquences négatives.

Les problèmes qui émanent de la consommation abusive de substances varient de négligeables à graves et peuvent mettre en cause une multitude d’aspects de la vie courante. Il peut s’agir de conséquences immédiates comme la gueule de bois qui fait suite à une nuit de consommation excessive d’alcool. À mesure que sa consommation de substances devient plus problématique, l’individu peut souffrir de conséquences graves comme des problèmes d’ordre légal, de perte d’emploi, de santé, de relations personnelles ou d’augmentation de dettes. La vitesse à laquelle la consommation de substances devient problématique dépend de l’individu, de son comportement et de facteurs d’ordre physique, psychologique, économique, spirituel, social et légal.

Le coût personnel d’une dépendance peut inclure l’emploi, la famille, l’éducation et la capacité de participer à des activités sociales et communautaires. Sans revenu adéquat ni services de soutien communautaires, une personne qui consomme des substances peut se trouver prise au piège dans un cycle sans fin. À sa sortie de l’hôpital ou d’un centre de traitement résidentiel, elle est obligée de se contenter d’un logement insalubre à cause d’un manque d’argent. À la suite de quoi, sa santé se détériore, elle est réadmise à l’hôpital ou dans un centre de traitement, ses troubles mentaux augmentent ou elle rechute. Le stress de la pauvreté augmente la vulnérabilité d’une personne aux problèmes de consommation de substances, ce qui rend le rétablissement encore plus difficile.