Pauvreté infantile

Pauvreté infantile

La pauvreté infantile a un impact négatif et persistant sur l’enfant quant à ses capacités d’apprentissage, de développement de compétences, de trouver de l’emploi et d’éviter la pauvreté. Il est reconnu que les enfants pauvres et non éduqués auront plus de risques de devenir des adultes pauvres et non éduqués. Le manque de nourriture saine, de soins de santé et d’un milieu stimulant décroît les capacités d’apprentissage de l’enfant pour le restant de sa vie. Les expériences de l’enfant durant ses premières années de développement (du stade prénatal à l’âge de 8 ans) établissent une fondation critique pour le cours de toute son existence. Tous les aspects du développement de la petite enfance (y compris les domaines physique, social, émotionnel, du langage et cognitif) ont une grande influence sur l’apprentissage de base, la réussite à l’école, la participation à l’économie, la vie sociale et la santé. Les environnements dans lesquels les enfants évoluent, vivent et apprennent – avec les parents, les gardiens, la famille et les enseignants – ont le plus grand impact sur leur développement.

Les enfants qui vivent dans la pauvreté sont touchés par près de 3,5 fois plus de troubles de comportement, par environ deux fois plus de maladies chroniques et par deux fois plus de problèmes scolaires, d’hyperactivité et de troubles émotionnels comparé aux enfants qui ne sont pas pauvres. Les enfants canadiens qui vivent dans la pauvreté souffrent souvent d’une carence en fer, ce qui peut entraîner des problèmes de développement cognitif. Comparativement aux enfants plus aisés, les enfants pauvres qui souffrent de désavantages sur le plan santé, social et cognitif, sont généralement moins bien équipés socialement, émotionnellement et physiquement pour réussir dans les programmes scolaires. Si les programmes scolaires ne tiennent pas compte de leur position désavantageuse et de leurs expériences quotidiennes différentes, les enfants pauvres ne pourront profiter pleinement du système scolaire. De nombreuses études ont montré de façon constante que l’élément prédictif le plus puissant à l’égard du rendement scolaire est le statut socio-économique de la famille de l’élève. L’éducation – étroitement liée aux soins de santé, aux services d’encadrement et de counselling, et aux activités de création de revenu – est essentielle pour sortir du cycle vicieux de la pauvreté et de l’exclusion sociale qui représentent une réalité pour bien des familles.