Traitement et interventions

Traitement et interventions

Le traitement consiste en interventions qui ont pour but l’amélioration de la santé physique, affective et psychologique et le bien-être des personnes qui ont consommé ou qui consomment des substances (et parfois leurs familles) à l’aide d’une variété de méthodes thérapeutiques psychosociales et psycho pharmacologiques. L’objectif est d’arrêter ou de gérer la consommation de substances. Un traitement efficace est basé sur des résultats, sa facilité d’accès et la participation active de la personne traitée. Exemples de traitement : sevrage géré (par ex. désintoxication), traitement en patient hébergé ou externe, thérapies de consultation et de substitution (par ex. traitement d’entretien à la méthadone).

Il est largement reconnu qu’il n’y a pas assez d’espaces de traitement ni d’options et que les listes d’attente sont fréquentes pour les traitements offerts. Et de toute manière, le traitement a ses limites. Il peut être impossible de forcer des gens à recevoir un traitement et à en bénéficier. De nombreuses personnes qui souffrent de problèmes de consommation de substances évitent ou rejettent les traitements traditionnels. Le traitement est en général le dernier recours.

Une méthode de rétablissement réussie voudrait dire que l’individu accepte le traitement et a franchi les nombreuses étapes de la réhabilitation. Le modèle des Stades du changement de Prochaska et Di Clémente : Une approche par étape de la dépendance (A Stepped Approach to Addictions) : la pré-réflexion pré-contemplation (l’individu n’a aucune intention de changer); la réflexion contemplation (l’individu prend conscience du problème et pèse le pour et le contre de l’action); la préparation (l’individu a décidé d’agir et se prépare à le faire prochainement); l’action (l’individu modifie son comportement, ses expériences, son environnement pour surmonter ses problèmes); et la consolidation (l’individu maintient le comportement du stade de l’action, s’efforce de ne pas rechuter et consolide ses gains).

Prochaska et Di Clémente suggèrent que la grande majorité des personnes (85 % à 90 %) qui ont besoin des services de consommation de substances n’en sont pas au stade de l’action. Moins de 20 % de ceux qui se font traiter terminent le traitement, et parmi ces derniers, la consommation de substances est réduite de 40 à 60 %. Si une personne n’en est pas au stade de l’action, lui faire subir un traitement ou une intervention peut la pousser à rejeter entièrement toute idée de traitement. L’engagement de l’individu doit être obtenu en lui offrant des services axés sur son stade de changement plutôt que des services qui ne s’adressent qu’au stade de l’action ou de la consolidation.

Le succès du traitement doit être mesuré par des améliorations dans la qualité de vie et la santé des individus atteints. Des décennies d’études ont permis d’établir une variété de méthodes de traitement efficaces. Ces traitements se composent à la fois de thérapies comportementales et de médicaments. La guérison de la dépendance peut être longue et elle requiert souvent de multiples tentatives de traitement prolongé. Les rechutes sont courantes pendant le traitement et ne sont pas signe que le traitement ne fonctionne pas. En fait, il est critique d’identifier les leçons retenues des rechutes et de les intégrer dans le traitement. Pour que le traitement soit efficace, il doit être facilement accessible, personnalisé selon les besoins de l’individu et faire partie d’un plan complet qui répond aussi aux besoins médicaux, psychologiques, professionnels, juridiques et sociaux.